Le Caillou d’or

« … Mais, las ! rien n’était demeuré des anciennes splendeurs. La fortune de Julio Fabriani avait disparu avec lui.
Et les grandes salles ne voyaient plus danser sous leurs voûtes que des souris furtives, ou la neige indiscrète, passant les soirs de tempêtes, par les carreaux brisés… »

« … Brusquement, Galbert poussa un bref soupir.
Là, à mi-hauteur de la paroi rocheuse, il venait d’apercevoir le corps inerte du skieur. Celui-ci avait été arrêté dans sa chute par la saillie d’une souche d’arbre. Les skis de l’homme accroché pendaient comme des ailes décharnées d’oiseau blessé »

« Galbert saisit le revolver que lui a remis le groom, vise le plafonnier, et tire. L’ampoule vole en éclats, l’obscurité revient. Les deux Italiens poussent une exclamation et s’élancent (…).
Le fugitif est déjà loin ! En vain ouvrira-t-on les fenêtres afin de tirer encore dans leur direction. Cela ne servira qu’à alerter le bon peuple de Gênes toujours friand, au cours des siècles de ces rixes nocturnes dont il est coutumier… Au long de l’eau noire, la gondole glisse, s’éloigne sans bruit.

Bientôt le calme des quartiers endormis les environne. Seul, jambes pendantes au bord du quai, un jeune fêtard, un peu ivre, gratte sa mandoline en fredonnant. »

« -Pourquoi est-elle allée rejoindre Sampthon Wall ? (…) N’est-il pas son pire ennemi ?
Une lueur de colère s’allume dans le regard de l’homme. Il grogne entre ses dents.
-Son pire ennemi. Oui je sais, signor.
-Et alors ?
-Alors, demain elle l’épousera.
-Non, dit Fabriani avec violence. »

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