Biographie

Anne Golon passe son enfance à Cherbourg et sa jeunesse à Versailles. Elle y écrit à 18 ans son premier livre Au Pays de derrière mes yeux, puis plusieurs romans d’aventures Master Kouki, Le Cailloux d’Or, La Patrouille des Saints Innocents, Alerte au Tchad sous les pseudonymes de Joëlle Danterne et Anne Servoz. Fondatrice du magazine France 1947 (devenu plus tard France Magazine), elle y écrit articles, nouvelles, romans et y fait engager quelques auteurs dont J.L. Foncine. Elle écrit pour le cinéma (Mamans de secours, La Femme en rouge) et participe aux tournages.

En 1947, reporter free lance en Afrique, elle filme à Brazzaville la construction de Notre-Dame du Congo, suit une expédition contre la maladie du sommeil, rencontre en brousse l’ingénieur des mines Vsevolod Sergeïvich de Goloubinoff qui devient son mari. Il vient de publier sous le nom de Serge Golon un livre de souvenirs écrit avec un autre auteur.

De retour en France, logeant à Versailles, ils écrivent ensemble articles et récits biographique de S. Golon publiés dans les journaux ou Signe de Piste sous ce seul nom (Les Géants du Lac) ou sous celui d’Anne et Serge Golon (Le Cœur des Bêtes sauvages).

En 1952, Anne Golon entreprend un roman historique sur le XVIIe siècle suivant la vie de son héroïne fictive, contemporaine de Louis XIV : Angélique, surnommée Marquise des Anges. Serge Golon l’aide dans ses recherches historiques. Angélique paraît en 1956 en Allemagne sous le nom d’Anne Golon. Puis en 1957 dans France-Soir sous le nom d’Anne et Serge Golon, en 1958 en Amérique sous celui de Sergeanne Golon. 13 tomes de cette saga historique paraitront entre 1953 et 1985 et feront l’objet de traductions en plus de 20 langues. 5 films Angélique, réalisés par Bernard Borderie, en ont été adaptés dans les années 60.

En 1959 la famille s’installe à Montana-Crans (Suisse). Après une dernière mission géologique en Afrique, Serge Golon devient peintre en 1961, art qu’il exercera jusqu’à sa mort en 1972.

Longtemps spoliée de ses droits et vivant dans la pauvreté, Anne Golon a combattu pendant plus de dix ans pour le respect de ses droits d’auteur; conflit juridique terminé en 2005.

Anne Golon écrit aujourd’hui la suite de l’histoire d’Angélique, tout en reprenant la série depuis le début, après avoir constaté que les anciens éditeurs avaient coupé et changé partie de son texte original. Elle y ajoute de nouveaux développements. Six tomes de cette nouvelle série Angélique augmentée sont parus (L’Archipel).

Nommée officier dans l’Ordre des Arts et des Lettres en janvier 2010, Anne Golon a reçu sa distinction du Ministre de la Culture le Mardi 14 décembre 20101.

Source Wikipedia

Sans aller jusqu’à affirmer que tout roman est une forme d’autobiographie, on peut néanmoins dire, au risque d’enfoncer des portes béantes, que l’on retrouve un peu de son auteur dans chacun de ses livres.

Faut-il alors s’étonner que la vie d’Anne et Serge Golon ressemble à un roman d’aventures et qu’il existe plus que des similitudes entre eux et leurs héros?

Anne Golon, de son vrai nom Simone Changeux, naît en 1921 à Toulon où son père est en garnison: capitaine de la Marine, passionné d’aviation et de machines en général, c’est un scientifique qui rêve de publier un livre de cartes aériennes. La hiérarchie militaire ayant décidé de ne pas consacrer d’argent à mettre en couleurs les cartes en noir et blanc, c’est en peignant les illustrations de ce livre que Simone, âgée alors de dix ans, se découvre une première passion pour la peinture.

Sa deuxième passion: l’écriture. Elle écrit son premier roman, « Au pays de derrière mes yeux », à 18 ans, (il paraîtra sous le nom de Joëlle Danterne en 1943 chez Desclée de Brouwer).
Mais la guerre arrive, et c’est à peine âgée de vingt ans qu’elle décide d’enfourcher sa bicyclette pour s’échapper d’un Paris occupé par l’armée allemande et traverser la France une première fois pour la Bretagne, puis une seconde fois jusqu’à la frontière espagnole, afin de « poser le pied sur un sol libre ». Dès qu’elle pénètre en zone libre, Simone est arrêtée, emprisonnée, puis relâchée sur les ordres d’un commandant allemand féru d’esthétique qui lui recommande d’aller visiter certaine église du Pays Basque. Elle continue donc opiniâtrement son périple à vélo, « pose le pied » en Espagne, puis revient.

Après ces étranges voyages, elle continue d’écrire sous divers noms de plume, crée le magazine France 47 (qui deviendra France Magazine) et, après avoir remporté un prix littéraire pour La Patrouille des Saints Innocents, décide d’aller au Congo où elle veut écrire des articles sur la décolonisation.

C’est là qu’elle rencontre Vsevolod Sergeïvich Goloubinoff. Cet aristocrate russe, né en Perse en 1903, a quitté la Russie pour la France où s’étaient réfugiés ses parents au moment de la révolution de 1917. Il parle onze langues. C’est un géologue et un chimiste de renom qui gagne sa vie en prospectant des mines d’or en Chine, en Indochine, au Laos et en Afrique où il rencontre la jeune journaliste française.

De retour en France, le géologue ne retrouvant plus d’emploi, la famille subsiste des droits d’auteur de Simone, puis des articles placés à la pige qu’ils écrivent ensemble. Deux livres de souvenirs de Vsevolod sont ainsi publiés : Les Géants du Lac (Alsatia) et Le Cœur des Bêtes Sauvages (La Table Ronde).

Simone entreprend le début de son rêve littéraire : écrire un roman historique. Elle est depuis toujours passionnée d’histoire, et le couple habite à Versailles. Peu de recherches existent alors sur le « Grand Siècle », période éminemment romanesque, mais les documents d’époque abondent à la bibliothèque. Le personnage d’Angélique, enfant, s’impose à elle dans le décor du Poitou qu’elle traversa pendant la guerre.

Ce seront alors des mois (préludes à des années) de recherches minutieuses, de voyages pour étudier les lieux où se situera le livre. Simone écrit jour et nuit, tandis que Serge l’aide pour les recherches. Avant qu’Angélique soit enfin publié, ils travaillent aux récits historiques du Parisien Libéré « Destins Hors Série » (La duchesse de Chevreuse, Cartouche, Raspoutine, La Fayette…).

Le premier livre « Angélique », un monument de plus de 900 pages, est publié en 1957 en France , divisé, en deux tomes: Angélique Marquise des Anges et Angélique, le Chemin de Versailles. Pour l’anecdote, on peut noter que la véritable première publication est… allemande (Blanvalet) et date de 1956, leur agence littéraire ayant tout d’abord vendu les droits à l’éditeur allemand. Leur agent leur demande de publier en France sous le nom de plume que Vsevolod a déjà utilisé (Serge Golon) et affirme qu’on ne prendra pas au sérieux un auteur féminin… ce que refuse aussitôt Serge Golon qui estime n’avoir aucun droit de signer un livre que sa femme a écrit! Les livres paraîtront finalement sous leurs deux pseudonymes, Anne et Serge Golon et Sergeanne Golon pour les éditions anglophones. Là encore, l’Allemagne se distingue, puisque dès le début, les livres paraîtront sous le nom d’Anne Golon seule.

La suite est connue.

C’est peu de dire que Angélique Marquise des Anges est un succès immédiat, dans ces deux premiers pays. Durant la guerre, la France a été privée de livres, et les Français ont maintenant une soif inextinguible de littérature d’évasion. Il y a eu, dans un registre plus léger, la Caroline Chérie de Cécil Saint Laurent, il y aura maintenant « Angélique » qui fera, à son tour, naître de nombreuses héroïnes romanesques, plus ou moins réussies.

En 1964, alors que sept tomes sont déjà parus, le cinéma prend le relais. Deux premiers films, Angélique Marquise des Anges et Merveilleuse Angélique, sont tournés simultanément par Bernard Borderie en 1963 et livrés au public, le premier en 1964 et le second en 1966. On met un visage sur le nom d’Angélique – celui de Michèle Mercier – tandis que Robert Hossein incarne son époux, Joffrey de Peyrac. Là encore, le succès est immense, et entraînera dans son sillage trois autres films, Angélique et le Roy, Indomptable Angélique et Angélique et le Sultan, qui s’éloignent de plus en plus de la trame des livres pour aboutir à ce qu’il faut bien appeler l’inénarrable composition de Jean-Claude Pascal en Grand Eunuque du Sultan du Maroc.

Pendant ce temps, Anne Golon continue l’histoire d’Angélique. Serge Golon devient peintre mais accompagne sa femme au Canada en 1966 pour y effectuer des recherches avec elle, la saga d’Angélique se poursuivant dans le « Nouveau Monde ». Lors d’un voyage à Québec en 1972, alors qu’Anne prépare « Angélique et le Complot des Ombres », Serge meurt, à la veille de signer un contrat sur ses inventions de couleurs et d’une exposition de ses tableaux à New-York.

Anne continuera d’écrire, tout en soutenant les études de leurs quatre enfants. Quatre tomes suivent, jusqu’en 1985 et « La Victoire d’Angélique ».

En 1993, Anne Golon attaque le groupe Hachette et ses deux filiales Jean-Claude Lattès et les éditions du Chêne, estimant que depuis plus de dix ans, Hachette, dans la plus grande opacité, lui verse des sommes dérisoires et sans aucun rapport avec les ventes réelles – Hachette s’étant permis en outre de céder divers droits à des maisons de production et à des éditeurs étrangers sans la consulter. En novembre 1995, Anne Golon est rétablie dans ses droits; la deuxième chambre civile du tribunal de Paris prononce la résiliation de tous les contrats litigieux, constate que 20% des droits d’auteurs n’ont pas été versés, et exige que le groupe Hachette rende des comptes sur ce dernier point.

Hachette fait appel, mais fin 2004, un arrangement met fin aux procès: tous droits sur son œuvre sont enfin rendus à Anne Golon.

S’étant aperçu au cours de ces années qu’une partie de ses livres avaient été tronquée, voire changée à son insu, Anne Golon décide d’écrire l’intégrale d’Angélique: rétablir tous ses inédits textes d’origine, mais aussi développer certains passages, tout en continuant de travailler sur le tome final. Une première édition collector limitée de cette nouvelle oeuvre sort en Suisse entre 2006 et 2008, amorçant l’intérêt des éditeurs. C’est cette Intégrale, augmentée de nombreux extraits supprimés par l’éditeur dans l’édition originale, ainsi que de nouveaux développements que les Éditions de l’Archipel publient maintenant.

source  Archange

Autre biographie de Anne Golon :

De son vrai nom Simone Changeux, Anne Golon est née en 1921 à Toulon.
Elle écrit son premier roman, Au pays de derrière mes yeux, à 18 ans, sous le nom de Joëlle Danterne puis d’autres tels Master Kouki ou La Patrouille des Saints Innocents qui lui vaudra le prix de la Rigaudie.
Devenue journaliste, elle fonde France-Magazine avant de quitter l’Europe pour l’Afrique « parce qu’il faut affronter ses peurs ».
C’est là qu’Anne Golon rencontre son futur mari, Vsevolod Goloubinoff, géologue, dit Serge Golon.
De retour en France, ils s’installent à Versailles.
Les mêmes passions les unissent.
Celle d’Anne pour l’écriture et l’Histoire est dévorante.
C’est dans cette ville que sera créé le personnage d’Angélique et à Paris que naîtront les trois suivants.
Anne écrit, Serge l’aide dans ses recherches historiques.
Angélique, Marquise des Anges paraît pour la première fois en France en 1957.
La suite est connue… Le succès immense.
En 1959, le couple et leurs quatre enfants vivent à Montana-Crans en Suisse, Serge effectue quelques missions en Afrique et au Canada, devient peintre. En 1964, alors que sept tomes d’Angélique ont paru en 19 langues et été lus par 65 millions de lecteurs, le cinéma s’en mêle – cinq longs métrages verront le jour.
La famille voyage, Anne écrit le neuvième tome (Angélique et la Démone) à Jérusalem.
A la veille de signer un contrat pour ses inventions de couleurs, Serge meurt en 1972 à Québec, où Anne allait faire les recherches du prochain Angélique.
Mais l’intensité de leur l’amour est éternelle, exemplaire, tel celui d’Angélique et de Joffrey l’un pour l’autre.
En 1985 paraît le treizième tome de la saga : La Victoire d’Angélique.
Débute alors une période délicate pour l’auteur, en conflit avec son agent-éditeur.
Pendant ce temps Anne Golon n’a jamais cessé d’écrire et a conçu le projet de l’intégrale d’Angélique.

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