Presse

Article de Paris Match.

Nora Arnezeder, la belle nature

Elle est « Angélique, marquise des anges » dans le remake d’Ariel Zeitoun

Par Elizabeth Gouslan, Sylvie Clémente  Madame Figaro 26 juillet 2012

Spontanée, solaire, sensuelle…, elle avait illuminé le Paname de Faubourg 36. La jeune actrice, en pleine éclosion, a déjà tracé sa route. Après Ce que le jour doit à la nuit, d’Alexandre Arcady, la belle incarnera Angélique dans le remake de la série culte.

Elle surgit au bar du Berkeley, près des Champs-Élysées, veste caviar The Kooples, jean allumette et cabas Miu Miu. Commande un café et une orange pressée, échange des idées « chiffons » et s’enquiert des derniers livres sortis. Nora Arnezeder a mûri en jouant toute une saison au Théâtre Marigny une pièce tirée du film Whatever Works, de Woody Allen. L’actrice découverte dans Faubourg 36 s’est offert le luxe de refuser tout ce qu’on lui proposait depuis deux ans. La voilà qui reprend du service dans Ce que le jour doit à la nuit, d’Alexandre Arcady, tiré du best-seller de Yasmina Khadra, en salles le 12 septembre. Elle est, en outre, à l’affiche de The Words, film choral où passent Bradley Cooper et Jeremy Irons, et de Sécurité rapprochée, avec Denzel Washington. On l’annonce également dans le remake d’Angélique, marquise des anges, signé Ariel Zeitoun, avec Gérard Lanvin dans le rôle de Peyrac, où elle succédera à l’iconique Michèle Mercier. Décidée à casser son image de trop jolie fille, Mlle Arnezeder, 23 ans, aux origines autrichiennes et égyptiennes, est prête à affronter des rôles de composition. Parallèlement, elle travaille sur un album de musique.

Je ne suis pas si romantique que ça

Madame Figaro. – Vous sortez d’une belle aventure, le théâtre, avec cette pièce tirée du film de Woody Allen, Après tout, si ça marche, dans lequel vous interprétez Mélanie, la jeune maîtresse du héros. Quelle leçon tirez-vous de votre première expérience sur scène ?
Nora Arnezeder. – C’est un formidable saut dans le vide, un challenge fou ! J’ai l’impression d’avoir vraiment appris mon métier, d’avoir progressé en tant que comédienne. Avec Michel Boujenah, Cristiana Reali et toute la troupe, nous avons vécu une vie de famille extrêmement chaleureuse.

Avez-vous hésité avant d’accepter ?
J’ai même failli refuser ! J’avais si peur que je me suis mise au défi un soir : moi, sujette au vertige, je me suis forcée à monter sur la grande roue de la place de la Concorde, à Paris. J’ai eu une peur bleue. En descendant, j’ai réalisé que j’avais envie de retrouver cette sensation-là, cette adrénaline.

Parlez-nous de votre prochain film, Ce que le jour doit à la nuit, d’Alexandre Arcady…
Le scénario est si sublime que je ne pouvais qu’adhérer. Alexandre Arcady était tellement habité par ce projet qu’il nous a tous embarqués dans cette épopée intime.

Partagez-vous l’idéal romantique d’Émilie, votre personnage passionné ?
Je ne suis pas si romantique que ça. Je ne pourrais pas attendre un homme des années durant, comme mon personnage.

Sirène moderne.Photo Sylvie LancrenonJ’attends des réponses concrètes. Sinon… ciao ! (Elle rit.) Cette héroïne est loin de moi, raison pour laquelle il était intéressant pour moi d’embrasser ce rôle. Parfois, Émilie m’irritait avec sa patience d’ange, mais j’ai appris à ne pas la juger, et même à l’aimer. De plus, elle a réveillé en moi des choses enfouies…

Lesquelles ?
J’ai été, moi aussi, très amoureuse d’un garçon qui ne m’aimait pas. J’ai eu, moi aussi, le coeur brisé, et ces souvenirs, ces résonances m’ont beaucoup aidée à construire le personnage d’Émilie.

On ne vous imagine pas en coeur brisé…
Détrompez-vous, j’ai affronté un gros chagrin d’amour. Et je déteste faire souffrir : je préfère être quittée plutôt que quitter…

Je n’ai pas tourné pendant près de deux ans par choix

Et aujourd’hui, êtes-vous plus heureuse ?
Je ne veux pas parler de ma vie sentimentale. Tout ce que je peux vous confier, c’est que toutes les femmes cherchent des hommes drôles…

L’univers d’Alexandre Arcady vous attirait-il pour des raisons personnelles, vous la déracinée ?
J’avais vu Le Coup de sirocco et Le Grand Pardon. Cette thématique de la guerre d’Algérie, même si elle n’est pas la mienne, trouve des correspondances avec mon histoire. Ma famille a  vécu en Égypte avant d’être chassée du pays lorsque Nasser a pris le pouvoir. Les miens ont dû se reconstruire en France. Nous connaissons par coeur les problèmes de la recherche d’identité et de l’exil. Ma grand mère – qui vivait très bien en Égypte – a tout perdu en s’installant en France. Pourtant, même dans son dix-mètres-carrés, elle restait une reine dans sa tête. À ce sujet, j’ai beaucoup aimé le film Cloclo, sans doute parce que la mère de Claude François, haut personnage de la vie cairote, ressemblait à ma grand-mère !

Il semble que la vie de famille soit très importante pour vous…
Elle l’est, mais nous sommes en pleine dispersion. Mes parents, qui vivent à Aix-en-Provence, vont repartir pour Bali, où ils ont un projet professionnel. C’est là-bas qu’ils se sont rencontrés ; moi-même, j’y ai vécu un an. Mes parents sont d’éternels hippies bohèmes. Quant à ma soeur, Léa, elle vit à New York, où elle suit les cours d’art dramatique de l’Actors Studio.

Clairement sexy.Photo Sylvie LancrenonToute ma tribu vit pleinement ses passions et c’est le plus important.

Pourquoi êtes-vous si rare au cinéma ?
Je n’ai pas tourné pendant près de deux ans par choix. Les rôles qu’on me proposait n’étaient pas bons. Si c’est pour jouer et rejouer la jolie fille lisse, cela ne m’intéresse pas. Il y avait pas mal de misogynie dans les scripts que je recevais. Je ne cours pas : je réfléchis et je choisis. Mon père m’a toujours dit : « Prends ton temps, ma fille. L’important, c’est que les choses soient bien faites. Si cela doit prendre dix ans, ce n’est pas grave ! »

Pouvez-vous évoquer votre projet d’album ?
L’album prend un temps fou aussi ! En ce moment, je travaille assidûment la guitare tout en commençant à enregistrer quelques titres avec mon groupe et mon producteur qui vit en Louisiane.

Lorsqu’on est censée être jolie, il faut travailler plus dur encore

Êtes-vous à l’aise avec votre image ?
Je ne veux pas entrer dans cet enfer de la surenchère esthétique, de l’obsession de la perfection physique. Pas question de tomber dans ce piège et de devenir malheureuse et névrosée. Et puis, une actrice doit s’interdire de penser à son reflet quand la caméra approche.

Vous avez pourtant l’allure d’une top-modèle…
Peut-être, mais je déteste qu’on me dise « Passe un top transparent » ou « Prends telle pose ». Quand les photographes me prennent pour une mannequin, cela me donne de l’urticaire ! Lorsqu’on est censée être jolie, il faut travailler plus dur encore pour faire oublier l’aspect superficiel des choses.

Et aussi, peut-être, pratiquer l’humour…
J’espère en avoir un peu… Un jour, au cimetière juif de New York, j’ai fait le voeu d’en avoir toute ma vie et en toute circonstance…

Simplicité radieuse.Photo Sylvie Lancrenon

Nora en été

Mes vacances. « À Aix-en-Provence, dans la maison familiale : guitare, chant, nage, apéro et bronzette. »
Mon corps. Je pratique intensément le yoga. »
Mes bijoux. « L’anneau très fin en diamant offert par ma mère et ma bague porte-bonheur achetée chez Little Bouddha, rue des Saints-Pères, dans le VIe, à Paris. Je suis très fidèle à mes bijoux. »
Mon iPod. « En ce moment : CocoRosie, Yael Naim, Frédéric Chopin. »
Mes lectures. « Le scénario du film que je vais tourner en automne. Et La Visualisation créatrice du bonheur, un livre de méditation qui ne me quitte pas. »

Nora Arnezeder, future marquise

L’actrice incarnera Angélique

Publié le 06 Juillet 2012 par Mathilde Gérard

Nora Arnezeder, future marquise

A l’heure des remakes des plus grandes saga Hollywoodiennes, c’est désormais au tour d’un des grands classiques du cinéma français d’être remis au goût du jour.

On connaissait depuis quelques mois déjà la volonté d’Ariel Zeitoun de réaliser une nouvelle version de la célèbre vie romanesque d’Angélique, Marquise des anges. Le casting est désormais dévoilé. Nora Arnezeder, révélée dans Faubourg 36 par Christophe Barratier, incarnera Angélique de Sancé de Monteloup, la célèbre «Marquise des anges». A ses côtés, on retrouvera également Tomer Sisley (Largo Winch) en marquis de Plessis-Bellière et Gérard Lanvin (le fils à Jo) en Joffrey de Peyrac.


Adaptée du roman d’Anne et Serge Golon, la saga originale sortie dans les années 60 et réalisée par Bernard Borderie comprenait cinq volets racontant les aventures d’Angélique sous le règne de Louis XIV. Le remake à venir d’Ariel Zeitoun sera, lui, tourné en deux épisodes.


En attendant le tournage, la Frenchie de 23 ans sera prochainement à l’affiche de The Words aux côtés de Bradley Cooper et dans le film d’horreur Maniac avec Elijah Wood. Hollywood recrute décidément beaucoup dans les rangs français…

 

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