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Jean Alphonse Richard

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Michèle Mercier prisonnière d’Angélique marquise des Anges (19 Aout 2013)

La Chronique « A la croisée des destins » du 19 août 2013

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En 1964 Michèle Mercier est déjà l’une des sex symbol du cinéma français. La presse la met même souvent en concurrence avec Brigitte Bardot. Michèle Mercier, blonde et voluptueuse, a déjà séduit des réalisateurs chevronnés : Jacques Deray (Symphonie pour un Massacre), Jean-Pierre Melville (L’Ainé des Ferchaux) ou Dino Risi (Les Monstres).
La voilà entraînée par le metteur en scène Bernard Borderie dans Angélique Marquise des Anges. Après le livre, le film de cape et d’épée sur fond d’intrigues amoureuses et historiques, est un immense succès populaire. Elle tourne ensuite Merveilleuse Angélique puis trois autres opus de cette saga jusqu’en 1968. Michèle Mercier doit sa notoriété à cette croisée des destins avec ce personnage en dentelles. Sans le savoir, elle restera toujours prisonnière de ce rôle. Au point d’être injustement délaissée par le cinéma.

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Dans son Archive inédite, Serge Moisson dialogue avec une vedette populaire dont le rôle d’Angélique, Marquise des Anges, dévora sa carrière.Depuis un demi-siècle, les cinq films de Bernard Borderie, diffusés sur le petit écran, remportent des records d’audience. Analyse du phénomène et défense du théâtre populaire avec le metteur en scène Robert Hossein.
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Brune et danseuse comme B.B. 

Comme Brigitte Bardot, son aînée de cinq ans, Jocelyne Mercier (née à Nice en 1939), qui adoptera le prénom de Michèle par hommage à Michèle Morgan, s’est initiée enfant à la danse et a commencé une carrière chorégraphique dès 1956 avec les ballets de Roland Petit.

C’est son père pharmacien qui désirait la voir sur les écrans. Elle se plia de mauvaise grâce à un casting  avant de remplir quelques petits rôles. Réclamée par Hollywood, Michèle Mercier préféra poursuivre les tournages en Italie où elle se fit connaître grâce à Dino Risi dans Les Monstres.

Parfaitement polyglotte, elle devint partenaire de Gabin, Brialy, Trintignant, Gassman, Belmondo, Rochefort ou Rich, parmi tant d’autres.

Si son parcours sur le grand écran semble s’être déroulé sans anicroches, du moins jusqu’à la fin d’Angélique, sa vie sentimentale, en revanche, fut un fiasco et un fiasco malheureusement coûteux, un de ses maris l’ayant ruinée. Somme toute, elle ne recouvra jamais sa gloire « angélique » et a écrit deux livres pour la célébrer en la maudissant : Angéliquement vôtre et  Je ne suis pas Angélique. On ne saurait mieux dire.

Serge Moisson, un des ouvrages en poche, était venu trouver la Marquise des Anges à Paris en 1980 pour un long entretien en toute franchise.

Un acteur au service du théâtre populaire

Robert Hossein est né e n 1927 dans une famille d’émigrés azerbaïdjanis. Son enfance plutôt solitaire a enflammé son imagination et, dès lors, il n’a rêvé que de de théâtre. Son physique de séducteur au type ténébreux, sa voix grave, l’ont prédestiné aux rôles de « méchants » bien qu’il ne tournât quantité de films sans grande conviction. Enchaînant cinéma et théâtre, il a toujours caressé l’ambition de grandes mises en scène où les mythes et les personnages littéraires de Hugo, Dostoïevski ou Shakespeare mobiliseraient des centaines de comédiens, figurants et techniciens.

En 1970, pour travailler en équipe et atteindre ses objectifs, il accepta de diriger en province le Théâtre populaire de Reims où il restera finalement sept ans. Mais sa vision « démesurée » du théâtre populaire, assez éloignée de l’expérience plus élitaire de Jean Vilar, lui a valu des critiques acerbes. Etait-ce encore du théâtre ou une conception « cinématographique », quasi hollywoodienne du spectacle?

Controverse récurrente entre culture bourgeoise et culture populaire, spectacle textuel à l’opposé d’une grandiosité émotionnelle. Mais le succès considérable de Notre-Dame de Paris ou Ben-Hur, montés au Stade de France pour des milliers de spectateurs, semble lui avoir donné raison.

Fort de sa foi de croyant, Hossein défendait avec fougue sa profession de foi au micro de Jacques Bofford en 1979 en parcourant son autobiographie La Sentinelle aveugle.

Réalisation: Jean-Daniel Mottet

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