Presse

Elle est l’auteur d’Angélique: Indomptable Anne Golon

Sauf à venir de contrées lointaines inaccessibles à Joffrey de Peyrac, il est impossible d’ignorer les aventures de la voluptueuse Angélique, Marquise des Anges. Pas un été sans qu’une chaîne de télévision caresse les taux d’audience promis par les courbes de Michèle Mercier et le regard de braise de Robert Hossein. Pourtant, derrière l’immarcescible saga filmée dès 1964 par Bernard Borderie, et la sortie cette semaine du film d’Ariel Zeitoun, se cache Anne Golon, auteur oubliée de la série romanesque.

La gloire et la ruine

Bien avant d’impressionner la pellicule, « Angélique » fut une success-story fulgurante. « En France, les premiers épisodes sont sortis sous forme de feuilleton dans France-Soir. Les jours de parution, le quotidien vendait 250 00 exemplaires de plus » se souvient Anne Golon. Fatalement, cette popularité attire les éditeurs. « Les Allemands ont été les plus rapides car l’édition française restait sceptique devant les aventures d’une héroïne écrites par une femme. Le succès des livres en Allemagne a fini par convaincre ».

En 1957, Angélique jaillit ainsi en librairie sous la double signature d’Anne et Serge Golon.

« J’avais déjà écrit d’autres livres auparavant sous le nom de Joëlle Danterne. Lorsque j’ai présenté « Angélique », on m’a fait comprendre qu’un roman historique si dense ne pouvait avoir été écrit par une femme. Nous avons donc ajouté le nom de Serge, mon mari, qui m’aidait pour les recherches documentaires ».

Anne Golon se souvient encore du mépris dans lequel les journalistes la tenaient. « Attirés à la maison par la renommée d’Angélique, ils s’adressaient à mon mari. Un jour Serge agacé a répondu à Pierre Desgroupes, « Ne me demandez rien, c’est ma femme qui écrit les livres ». Stupéfait, Dumayet a tourné talons ». Le sujet l’intéressait beaucoup moins.

À 90 printemps passés, Anne Golon préfère sourire de cette mise à l’écart qui fleurait une misogynie d’un autre âge.

Son Angélique, elle l’a voulue intelligente, cultivée et dotée de cette audace qui aide à traverser les coups durs. « J’ai imaginé une héroïne libre, mais pas scandaleuse. La mienne est différente de celle du film de Borderie. D’ailleurs, je n’ai pas eu mon mot à dire » tranche-t-elle. En revanche, elle concède que le personnage de Joffrey de Peyrac doit beaucoup à son mari, un aristocrate russe au caractère flamboyant, ingénieur des mines, un peu aventurier « et excellent peintre ». « En Joffrey de Peyrac, je voyais un séducteur inquiétant, un original hors du droit chemin ».

Est-ce une enfance à l’ombre du château de Versailles qui a donné à Anne Golon le goût du grand siècle ? « L’histoire frappait à ma porte. J’ai tiré profit de la bibliothèque de Versailles. Le Grand Coësre et ses drilles, je les ai kidnappés dans les Chroniques des auberges et des hostelleries ».

Anne Golon écrit la saga de son aventurière, tout en éduquant ses quatre enfants. Il faudra du temps avant que la romancière réalise que son éditeur, moins glorieux que le Rescator, la piratait. Traduits en une vingtaine de langues, les différents volumes d’Angélique atteignent des ventes phénoménales dont près de 16 millions d’exemplaires (officiels) en Union Soviétique. Pourtant, après la mort de Serge Golon en 1972, l’écrivain connaît la ruine. La vraie ; pas celle de la littérature. Le procès qu’elle intente à son éditeur se solde par la disparition totale de ses livres en librairie. « Je pourrai écrire un roman avec cette histoire, mais ce serait trop moche ».

Anne Golon ne s’attarde pas sur le passé. Elle a trop à faire puisqu’elle renoue avec Angélique grâce à la réédition de tous ses livres à l’Archipel. « Un petit miracle ! » Et tandis que sort le film d’Ariel Zeitoun avec Gérard Lanvin et Nora Arnezeder, « un film bien plus proche de mes livres que ceux de Borderie », l’écrivain poursuit un patient travail. « Je corrige la réédition car mes manuscrits avaient été amputés des scènes jugées trop audacieuses pour l’époque. Et puis, Angélique et Joffrey sont jeunes. Ils peuvent encore traverser de nouvelles aventures… » Indomptable Anne Golon.

Photo d’Anne Golon: « J’ai écrit « Angélique » grâce à Margaret Mitchell. Avec « Autant en emporte le vent » elle prouvait qu’une femme pouvait rendre l’histoire intéressante autour d’une héroïne de caractère. Et j’ai choisi le XVIIIème, car ce siècle était peu utilisé ». Photo Philippe Dobrowolska.

Angélique Marquise des Anges, Editions de L’Archipel.

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     article du 27.12.2013

Il y a près de soixante ans, l’écrivain Anne Golon donnait naissance à la marquise des Anges. Une héroïne devenue mythique sous les traits de Michèle Mercier. Alors qu’une nouvelle adaptation cinématographique est dans les salles, sa créatrice, âgée de 92 ans, évoque son Angélique incomprise.

Michèle Mercier, l'inoubliable marquise des Anges (ici, dans "Angélique et le roi", de Bernard Borderie, 1966).

En 1964, quand sort la première adaptation d’Angélique, marquise des Anges, réalisée par Bernard Borderie, des romans d’Anne Golon, cette dernière se trouve déjà à la tête d’un empire. Sa saga démarrée en 1956 en est à son septième tome, avec 27 traductions couvrant 47 pays, et des ventes estimées à 150 millions d’exemplaires. Un phénomène d’édition qui peut laisser croire que la romancière est toute-puissante, alors qu’en réalité son personnage lui a déjà échappé.

En effet, pour l’écrivain Daniel Boulanger – dialoguiste du film de Bernard Borderie –, l’héroïne d’Anne Golon se résume à son sex-appeal. Un érotisme auquel Michèle Mercier offre à l’écran sa sensualité. « Angélique est une putain qui veut se farcir tous les hommes », assure Daniel Boulanger à la romancière. Celle-ci avait pourtant insisté pour que l’historien Alain Decaux vienne épauler le dialoguiste, le gage à ses yeux que la version cinématographique de son roman conserverait une part des recherches historiques effectuées par son mari, Serge Golon, sur le XVIIe siècle français et la cour du roi Louis XIV. « Je me suis mis le doigt dans l’œil. Alain Decaux n’a pas servi à grand-chose. Angélique est restée une putain. Je me suis levée et j’ai quitté la pièce. » Angélique, marquise devenue catin, reste un contresens aux yeux de la romancière, aujourd’hui 92 ans. « Tout a débuté avec un livre, Les Portraits de la cour des Miracles, l’un des premiers que j’ai lus sur cette période historique. Je me souviens avoir proposé à Daniel Boulanger de le lire, mais il m’a répondu qu’il avait sa propre cour des Miracles en tête. Dans ce cas… »

Dans les romans d’Anne Golon, Angélique de Sancé de Monteloup, comtesse de Peyrac, marquise de Plessis-Bellière, est une femme affranchie gravissant les échelons de la réussite sociale : servante, puis commerçante, grande bourgeoise, et, pour finir, dame de la cour du roi Louis XIV. Il ne s’agit pas d’une héroïne féministe au sens où on pouvait l’entendre dans les années 1970. Elle s’impose davantage comme l’héritière de Scarlett O’Hara, le personnage central d’Autant en emporte le vent : une femme que les circonstances historiques, la guerre civile, amènent à endosser d’importantes responsabilités. Anne Golon se trouvait précisément dans cet état d’esprit, au lendemain de la guerre. Il fallait faire face à l’histoire : la découverte de l’extermination des juifs d’Europe la marque alors terriblement, tout comme le retour des soldats français détenus dans les stalags. C’est dans cette perspective qu’il faut envisager les persécutions protestantes qui émaillent une partie de sa saga. « Cela m’a toujours fait sourire quand on m’expliquait que mes romans étaient à l’eau de rose. Croyez-vous vraiment que j’aurais écrit tous ces livres avec de simples fadaises ? »

En 1966, Anne Golon et son mari Serge, qui cosigne les romans, posent avec les traductions d'"Angélique".

SAGA À QUATRE MAINS

Ses livres seront signés Anne et Serge Golon. Son mari, géologue, mort en 1972, se chargeait des recherches historiques tandis qu’elle écrivait les romans, pour s’imposer comme la véritable auteure de cette saga. Mais lorsque le premier tome d’Angélique, marquise des Anges sort, en 1957, il semble impensable que le nom d’une femme apparaisse seul en couverture. L’éditeur américain propose alors une étrange solution, signer les romans « Sergeanne Golon ». « On m’a expliqué que le nom d’un homme ferait plus sérieux. Les journalistes ne pouvaient pas croire qu’une femme puisse être un auteur. »

La romancière a sans doute été la personne qui a le moins tiré profit du succès de son héroïne. Elle a signé avec un agent, Opera Mundi, une société qui prélevait 50 % de ses droits. Quand Opera Mundi fut racheté en 1982 par Hachette, aucun contrat nouveau ne fut signé. Ses droits d’auteur s’amenuisaient d’année en année et le treizième et dernier volume de son roman-fleuve, La Victoire d’Angélique, sort, en 1985, dans l’indifférence. Après un long combat et une période de disette, privée de l’intégralité de ses revenus, la romancière parvient à récupérer les droits de son personnage en 2006, avec l’aide de sa fille, Nadia Golon. Elle touche enfin de l’argent sur les – nombreuses – rediffusions des cinq films réalisés par Bernard Borderie. Et réécrit en partie ses livres après s’être aperçue que certains avaient été retouchés sans son accord. Anne Golon prévoit également de poursuivre sa saga.

Si elle n’a jamais été invitée à la première des films mettant en scène Michèle Mercier et Robert Hossein, l’auteure était néanmoins bien présente à la première d’Angélique (sorti depuis le 18 décembre) d’Ariel Zeitoun. Cette nouvelle adaptation se trouve, selon elle, en phase avec le personnage qu’elle avait en tête. « Ils ont été plus proches de l’héroïne que j’ai créée. Ensuite, c’est du cinéma… »

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Article du Figaro:

Angélique retrouve
sa véritable mère

| publié le 11/06/2009

Encouragée par ses nombreux fans, notamment ceux d'Amérique du Nord, Anne Golon a décidé de rééditer la totalité de son œuvre.
Encouragée par ses nombreux fans, notamment ceux d’Amérique du Nord, Anne Golon a décidé de rééditer la totalité de son œuvre.

Le texte original d’Anne Golon avait été coupé par ses éditeurs. La version intégralevoit enfin le jour.

Publiée en treize épisodes jusqu’en 1985, la parfois sulfureuse épopée d’Angélique, marquise des anges, s’est vendue à plus de cent millions d’exemplaires à travers le monde.Elle raconte, au temps du roi Louis XIV, la vie tourmentée, mais triomphante, de la fille d’un hobereau du Bas-Poitou, née « sous le signe de l’ogre, des fantômes et des brigands » dans un vieux château où elle passe une enfance heureuse. Mais à dix-sept ans, elle est mariée au comte Joffrey de Peyrac, qu’elle n’a jamais vu… Contre toute attente, l’amour naît entre ces deux êtres, mais bientôt les ennuis commencent : jaloux du jeune et fringant mari d’Angélique, le roi le fait embastiller. Livrée à elle-même, Angélique vit alors une folle équipée à travers la Méditerranée, après avoir été enlevée par les Barbaresques. Puis, elle s’enfuit vers les Amériques où s’engage un combat difficile avec le redoutable jésuite d’Orgeval. L’intrépide et voluptueuse jeune femme aura certes quelques amants, mais l’amour qui la lie à Joffrey finira par les réunir.

Un quatorzième romantrès attendu

Les deux premiers volumes proposés aux Éditions de l’Archipel amorcent une édition défini­tive de l’œuvre d’Anne Golon, profondément remaniée et – surtout – augmentée. « Pendant longtemps, dit la romancière, je n’ai pas relu mes livres, puis un jour je me suis aperçue que les éditeurs avaient sans vergogne coupé des passages jugés inutiles ou même avaient ajouté ici ou là des paragraphes… » Alors, encouragée par ses nombreux fans, notamment ceux d’Amérique du Nord qui, en son temps, firent fête à l’équipée d’Angélique à Québec, Anne Golon décide en 1997 de rééditer elle-même la totalité de son œuvre. « Ma fille et moi avons créé en Suisse une ­petite maison d’édition dans le but de faire paraître l’intégrale d’Angélique. »

Ainsi ont déjà paru, à tirage limité, cinq volumes représentant la totalité refondue des deux premiers épisodes originaux… Autant dire que l’irrépressible auteur, une fois parvenue au terme de ce travail déjà important, s’attellera à l’écriture du quatorzième roman depuis longtemps attendu par plusieurs générations de lecteurs.

Anne Golon : «La marquise
des anges, c’est moi»

François Rivière  publié le 11/06/2009

Serge et Anne Golon en 1966. La critique compare le couple d'écrivains à Dumas. (Rue des Archives/Farabola/AGIP)
Serge et Anne Golon en 1966. La critique compare le couple d’écrivains à Dumas. (Rue des Archives/Farabola/AGIP) Crédits photo : © Rue des Archives/Farabola/AGIP

À quatre-vingt-huit ans, Anne Golon, auteur d’«Angélique», publie une version remaniée et augmentée de sa célèbre saga. L’écrivain a connu la gloire, la ruine et l’oubli. Une vie aussi romanesque que celle de son héroïne.

Dans une rue paisible de Versailles, à l’ombre du château du Roi-Soleil, une romancière longtemps exilée en son propre royaume s’active aux préparatifs de son grand retour et à la revanche de l’héroïne qu’elle créa voici un demi-siècle. L’indomptable Anne Golon, quatre-vingt-huit printemps et quelques rigoureux hivers, a quitté Lausanne et sa tanière d’écrivain pour accompagner le lancement des deux premiers volumes de la saga Angélique dans sa version remaniée et augmentée. Car ce petit bout de femme coiffée à la Jeanne d’Arc, au regard clair implacable, n’en a toujours pas fini avec celle dont elle disait naguère : « Je mets plus de temps à écrire qu’elle n’en met à vivre. » L’une ne va plus sans l’autre, et cela ne date pas d’hier…Fille d’officier de marine, Anne Golon est née Simone Changeux à Toulon mais a passé son enfance et son adolescence à Cherbourg, les yeux tantôt perdus vers le grand large, tantôt fixés avec passion sur les pages des livres d’histoire. « J’adorais l’Enfant-Roi, et avec mes frères et sœurs, nous mimions la fuite à Varennes. » Et déjà, elle écrit.Lorsque la guerre éclate, les Changeux habitent Versailles. L’intrépide jeune fille a vingt ans et, sur un coup de tête, décide de partir à vélo à travers une France aux routes désertes. « Comme j’étais encore mineure, je prenais pension dans des couvents. Après avoir exploré la Bretagne, je suis partie en direction de l’Espagne en passant par le Poitou, le Bordelais et le Pays basque… les lieux qu’Angélique hantera plus tard. » Au retour, elle écrit son premier roman, Au pays de derrière mes yeux, publié par Desclée de Brouwer en 1943. Mais en ces temps troublés, c’est le reportage qui lui paraît le plus en accord avec le patriotisme qui l’anime. Elle fera même de la bicyclette le véhicule de quelques missions secrètes… Sa rencontre avec la présidente d’un mouvement fémininin qui lui demande d’écrire pour le journal France 47 l’oblige à se remettre au roman.Elle sera, sous le pseudonyme de Joëlle Danterne, le seul auteur féminin de la collection « Signe de piste » où elle publie Master Kouky, et La Patrouille des Saints-Innocents, couronné par le prix Guy de Larigaudie. En Afrique où elle est en reportage après avoir tâté quelque temps du scénario de cinéma, elle va croiser la route d’un géologue d’origine russe, Vsevolod Goloubinoff, alors âgé de quarante-quatre ans. Elle s’éprend aussitôt de ce véritable personnage de roman dont elle fera l’homme de sa vie et le père de ses quatre enfants. C’est sous le nom de Serge Golon que l’époux de Simone publie un livre de souvenirs sur ses voyages en Asie et c’est de ce nom que désormais ils signeront les nombreux articles de vulgarisation qu’ils écrivent ensemble.Puis, au début des années 1950, le goût de l’histoire qui n’a jamais quitté la jeune romancière l’incite à imaginer une fiction dans la grande tradition populaire française mais n’ayant rien à envier non plus au chef-d’œuvre de Margaret Mitchell ou a Ambre de Kathleen Windsor.Le projet est ambitieux mais s’il est né d’un désir profond de la romancière, il sera soutenu et nourri, sur le plan documentaire, par son compagnon, lui-même grand lecteur de Maurice Leblanc et Gaston Leroux. C’est à un agent littéraire évoluant dans l’entourage du patron d’Opera Mundi que les Golon soumettent les premiers chapitres d’Angélique,marquise des anges, en 1952. Un éditeur allemand inaugure l’aventure éditoriale en 1956 et, un an après, Hachette, sous le label Colbert imaginé pour l’occasion, et une couverture aguicheuse, assure le lancement du volume de plus de cinq cents pages. Le succès public est immédiat et, chose plus surprenante, la critique ne boude pas son plaisir. On compare Anne et Serge Golon à Dumas, et le destin contrarié d’Angélique de Sancé de Monteloup, mariée contre son gré à un riche seigneur toulousain, Joffrey de Peyrac, laid et bancal, incite René Bourdier à s’écrier dans Les Lettres françaises : « Quel beau sujet de film, cette marquise des anges ! » Mais les Golon sont déjà au travail et, bientôt, paraît le second volume, tandis que les droits de traduction sont négociés à travers le monde.

La trajectoire de l’héroïne, de Versailles au Nouveau Monde, vaudra à celle qui en est le scribe assidu le flot jamais tari d’une correspondance émue, témoignant de la montée en puissance d’un véritable mythe. Des lectrices du Minnesota lui avouent qu’elles ont découvert la France du XVIIe siècle dans ses livres, d’autres confessent leurs sentiments à l’égard de l’irrésistible Peyrac… Au fil des ans, treize épisodes de la saga reprise par les Éditions de Trévise vont finir d’établir la réputation d’une entreprise littéraire peu ordinaire où l’action souvent frénétique, l’absolue précision historique et des interrogations d’ordre très quotidien se superposent avec une confondante aisance.

Les cinq films réalisés dans les années 1960 par Bernard Borderie vont déformer l’image d’Angélique telle que les lecteurs pouvaient l’appréhender. Mais ils ont fini par ancrer dans notre imaginaire un mythe qui méritait mieux qu’une incarnation pulpeuse et un peu sotte. Les adaptations sous forme de mangas publiées au Japon semblent paradoxalement plus proches du monde de cruauté et de sentimentalité exacerbée de la marquise des anges…

Le vrai péril, pour Anne Golon, viendra de ses éditeurs à qui elle reprochera d’avoir trahi sa confiance. Au terme d’une longue période de procédure, elle se retrouve ruinée et son œuvre disparaît des librairies. Au point qu’à l’orée des années 1990, un lecteur américain s’inquiétera sur Internet : « Y a-t-il eu un quatorzième Angélique paru avant la mort de l’auteur ? » Parce que ses fans, eux, ne l’ont jamais abandonnée. Ils sont même souvent venus à sa rencontre sur le lieu même où l’héroïne se retrouvait au sortir d’une première série de terribles épreuves : «Aujourd’hui, elle ne craignait plus rien : elle était à Versailles ! » C’est là encore qu’elle attend sereinement le verdict d’une nouvelle génération de lecteurs.

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1 réflexion à propos de “ Presse ”

  1. Sylviane Beaumer a dit:

    J’ai découvert « Angélique » à l’âge de 20 ans à travers les films. Cela m’a donné l’envie de les lire, et je dois dire que les films ne sont que le pâle reflet de cette merveilleuse histoire écrite par Anne et Serge Golon. Je les ai fait découvrir à d’autres personnes, qui étaient réfractaires aux films et ils ont été emballés par la lecture. Aujourd’hui j’ai 55 ans, et j’apprends par hasard qu’ils vont être réécris et réédités. Je voudrai faire parti de cette nouvelle génération de lecteur. Je suis vraiment une fervente admiratrice, et voudrais savoir comment je pourrais recomposer l’intégralité de la nouvelle collection. Je vous remercie, par avance, de votre réponse.
    Sylviane Beaumer.

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